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Le cimetière animalier : fonctionnement et alternatives

Un cimetière animalier est un lieu spécialement autorisé pour inhumer les animaux de compagnie, ou y déposer leurs cendres. On y loue un emplacement, appelé concession, pour une durée limitée et généralement renouvelable. C’est une solution pour les familles qui souhaitent un véritable lieu de recueillement, hors de chez elles ; mais ce n’est pas la seule.

Un peu d’histoire

L’idée n’est pas nouvelle. À Asnières-sur-Seine, le cimetière des chiens et autres animaux domestiques a été fondé en 1899 par une société privée. Racheté par la ville en 1989, il est géré par la commune depuis 1997 et protégé au titre des sites depuis 1987. Il accueille toujours des inhumations, et témoigne de la place que nos compagnons occupent dans nos vies depuis plus d’un siècle.

Il existe aujourd’hui d’autres cimetières animaliers en France, souvent privés, parfois associés à un crématorium. Leur nombre reste limité : il n’y en a pas dans chaque département.

Comment fonctionne un cimetière animalier ?

Un cadre fixé localement

Les cimetières pour animaux ne relèvent pas des règles des cimetières communaux destinés aux personnes. Leur création est encadrée au niveau du département, par arrêté préfectoral, avec des exigences d’hygiène, de salubrité et de protection des eaux. Un courrier ministériel de 2000 précise qu’ils sont destinés aux animaux de moins de 40 kg, les plus grands relevant de l’équarrissage. Chaque cimetière fixe ensuite son propre règlement : renseignez-vous sur les espèces et les gabarits acceptés.

La concession

Vous ne devenez pas propriétaire du terrain : vous louez un emplacement pour une durée déterminée, quelques années le plus souvent, avec la possibilité de renouveler. À l’échéance, si la concession n’est pas renouvelée, l’emplacement peut être repris selon les conditions prévues par le règlement du cimetière. Il est donc important de les lire avec attention.

Les différents emplacements

  • L’inhumation en pleine terre du corps de votre compagnon, dans un cercueil adapté.
  • Le dépôt d’une urne, en terre ou dans un espace dédié, à la manière d’un columbarium, après une crémation individuelle.
  • Parfois, un espace de dispersion des cendres.

Le coût

Les tarifs varient beaucoup d’un cimetière à l’autre, selon la durée de la concession, la taille de l’emplacement, l’inhumation elle-même, le monument éventuel et l’entretien. Demandez un devis détaillé, et le prix du renouvellement, avant de vous engager.

Les questions à poser avant de choisir

  • Quelle est la durée de la concession, et à quel prix se renouvelle-t-elle ?
  • Que devient l’emplacement si l’on ne renouvelle pas ?
  • Quels aménagements sont permis : plaque, stèle, fleurs, objets ?
  • L’entretien est-il compris, ou faut-il s’en charger ?
  • Quels sont les horaires de visite ?
  • Le cimetière est-il assez proche pour y venir aussi souvent que vous le souhaiterez ?

Ce dernier point compte plus qu’on ne le croit : un lieu de recueillement n’a de sens que si l’on peut s’y rendre.

Les alternatives

Si le cimetière animalier est trop éloigné, trop coûteux, ou simplement ne vous correspond pas, d’autres solutions permettent d’offrir à votre compagnon un lieu de mémoire.

L’inhumation dans votre jardin

La réglementation européenne permet d’enterrer son animal sur son propre terrain, dans le respect du règlement sanitaire de votre département. Renseignez-vous auprès de votre mairie. Nous détaillons ce point dans Peut-on enterrer son chien ou son chat dans son jardin ?

Garder ses cendres près de vous

Après une crémation individuelle, l’urne peut rester à la maison, ou les cendres être dispersées dans votre jardin ou sur un terrain privé avec l’accord du propriétaire. Pour comparer, lisez Que faire des cendres de son animal ?

Un lieu symbolique

Le lieu de mémoire n’a pas besoin d’abriter un corps ou des cendres. Un arbre planté à son intention, un coin du jardin, une étagère avec son collier et sa photo peuvent devenir l’endroit où l’on pense à lui. Voir Planter un arbre ou une fleur en souvenir de son animal.

Une plaque, au cimetière comme au jardin

Quel que soit le lieu choisi, une plaque portant son prénom, ses dates et parfois sa photo permet de le reconnaître, et de le présenter à ceux qui ne l’ont pas connu. Avant d’en installer une dans un cimetière animalier, vérifiez ce que son règlement autorise. Notre atelier réalise des plaques d’extérieur en Dibond, conçues pour résister aux intempéries.

Questions fréquentes

Peut-on enterrer son animal dans un cimetière communal ?

Non, les cimetières communaux sont destinés aux personnes. L’urne d’un animal ne peut pas non plus être déposée dans le caveau familial.

Le cimetière animalier accepte-t-il les cendres ?

Beaucoup le proposent, en pleine terre ou dans un espace dédié. Renseignez-vous auprès de celui qui vous intéresse.

Combien de temps dure une concession ?

Cela dépend du cimetière. Les concessions sont généralement temporaires et renouvelables : lisez le règlement avant de signer.

Sources : Service-Public.fr — Décès d’un animal de compagnie (mise à jour du 3 septembre 2026) ; AIDA (Ineris) — courrier ministériel du 1er août 2000 relatif aux cimetières pour animaux ; Ville d’Asnières-sur-Seine — Le cimetière des chiens.

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